Le manque de confiance en soi

Je n’ose pas dire ce que je veux, ce que je pense parce que j’ai peur de ce que l’autre ou les autres vont penser.

Je n’arrive à dire non.

J’ai l’impression de me faire toujours « avoir ».

Je n’arrive pas à m’imposer.

 

J’aimerais bien :

  • demander un autre poste,
  • demander de me faire payer mes heures supplémentaires
  • dire que je n’aime pas les sushis ou les repas chinois quand on commande pour les réunions de travail
  • demander à tel(le) collègue de déjeuner avec moi
  • aller dans un cours de zumba,
  • partir en voyage organisé...

...La liste est longue et variée...

Je n’y arrive pas parce que j’ose pas voire j’ai peur qu’on me juge, qu’on me rejette, qu’on me dise non.

 

Vous vous faites régulièrement ou souvent la remarque, et bien sûr la conclusion est « je manque de confiance en moi »

 

Qu’est ce qu’on appelle « la confiance en soi » ?

La confiance en soi, c’est la croyance en sa capacité à réaliser certaines tâches.

 

 

C’est avoir la conviction d’avoir toutes les ressources en soi pour faire face à toutes les situations et surtout celles qui me mettent en avant, celles où je dois montrer à l’autre que je suis une personne digne de ce que je demande, digne de la place que j’ai.

 

Est-ce qu’il y a un lien entre l’anxiété et le manque de confiance en soi ?

Une autre source de peur chez l’être humain est le regard de l’autre : gêne très concrète du regard de l’autre comme si ses yeux, cette attention portée sur soi était un grand danger. Les gens souffrants d’anxiété sociale ont beaucoup de mal à regarder les gens dans les yeux . Il apparait à lors une propagande interne : je suis moche, trop grosse, ma jupe me boudine… Comment faire pour se concentrer dans des échanges avec les autres quand dans sa tête il y a cette propagande ?

 

Dans une situation d’anxiété relationnelle le cerveau doit faire beaucoup de choses en même temps : faire du multitâches.

Dans une situation d’échanges la quasi-totalité du cerveau est mobilisé pour écouter, répondre… Le cerveau anxieux doit en plus gérer le stress, son malaise et à se contenir pour ne pas dévoiler son émotivité, ne pas rougir, ne pas bégayer…

 

Mais c’est un puit sans fond car l’émotivité ne se maîtrise pas, plus vous tentez de la faire taire moins vous y parvenez et plus vous développez du stress et un sentiment de vulnérabilité. Dans une situation sociale il faudrait 90% être concentré sur la relation et 10% sur soi mais c’est l’inverse que se passe. Il se passe dans le cerveau anxieux une véritable tempête tout le contraire de ce qu’on s’imagine en voyant la personne silencieuse et prostrée. C’est ce qui différencie l’anxiété sociale de la simple timidité qui s’estompe peu à peu.

 

Le mal être lié à l’anxiété sociale ne se limite pas à l’échange mais débute avant car le cerveau anticipe et peut durer longtemps après par des ruminations : je suis nul… et les ressentis négatifs de honte.

 

Il y a un effet loupe c’est-à-dire un décalage entre d’un côté la tâche à réaliser qui est surestimée et de l’autre ses capacités de réalisation de la tâche qui sont sous-estimées.

 

 

Le questionnement centré solution ainsi que l’hypnose permettent de s’interroger sur les situations difficiles, à mettre en lien les situations où les choses ont été possible et à élaborer un scénario différent.